Le Traversier, Revue Littéraire

« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

Voltaire

LE TRAVERSIER

Le Traversier : Ferry à forme symétrique destiné à relier les rives d’un fleuve ou d’un bras de mer.

Et pourquoi pas, s’agissant du titre d’une revue littéraire, Le traversier destiné à transporter des textes des ténèbres à la clarté, de l’obscurité au visible, de l’anonymat à la notoriété.

Revue de création littéraire à parution trimestrielle qui se donne pour objectif de promouvoir des textes courts, Le Traversier souhaite la bienvenue à toutes les plumes bien trempées !

Les points forts du N°35

Découvrez le troisième prix du Concours 2019 : Une éducation sentimentale de Eléonore Sibourg.

Editorial du N°35 de Arlette Millard

« L’enfer est pavé de bonnes intentions », n’est pas, comme on pourrait le croire, une citation biblique ; elle est de Bernard de Clairvaux, personnage de premier plan mais un peu oublié. D’une activité débordante totalement au service de Dieu, ce moine, au XIIème siècle, commence par fonder l’ordre des Cisterciens où la règle est la pauvreté, le silence, le travail manuel, une nourriture ascétique – la soupe aux feuilles de hêtre – la discipline, la pénitence et la méditation. Il va établir soixante-douze monastères répandus dans toute l’Europe et à sa mort on pourra compter cinq cents abbayes cisterciennes. Cela montre combien il était aussi engagé dans les affaires de son temps et c’est là justement qu’on peut se demander si ses bonnes intentions n’ont pas, elles aussi, fini par paver l’enfer ?
Il fait reconnaitre les statuts des Templiers, moines-soldats et déclare que lorsqu’ils tuent, ce n’est pas un homicide mais un MALICIDE. La mort qu’ils donnent est au profit de Jésus-Christ ! Les Templiers n’étaient pas des saints et pratiquaient même l’usure. Ils n’avaient pas toujours bonne réputation, on disait « boire ou jurer comme un templier ».
Il organise deux croisades qui se terminent par des bains de sang.
Il combat les Cathares dont, dit-il, « l’hérésie ne peut être extirpée que par le glaive ».
D’un autre côté, le Paradis devrait être illuminé par les « bien intentionnés » : ils sont légion.
Vous jugerez. Vos textes nous éclaireront. L’intention peut-elle suffire ? Vaut-elle l’action ? Excuse-t-elle la mauvaise action ? Comment faire pour qu’elle ne conduise pas au pire ?
C’est une question d’actualité.

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