Le Traversier, Revue Littéraire
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« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

Voltaire

LE TRAVERSIER

Le Traversier : Ferry à forme symétrique destiné à relier les rives d’un fleuve ou d’un bras de mer.

Et pourquoi pas, s’agissant du titre d’une revue littéraire, Le traversier destiné à transporter des textes des ténèbres à la clarté, de l’obscurité au visible, de l’anonymat à la notoriété.

Revue de création littéraire à parution trimestrielle qui se donne pour objectif de promouvoir des textes courts, Le Traversier souhaite la bienvenue à toutes les plumes bien trempées !

Les points forts du N°24

Découvrez le premier prix du Concours 2017 : La Hulotte de Bernard Marsigny.

Editorial du N°24 par Hélène Danchez-Bassié

L’ivresse est là qui s’avance avec son I déguisé en verre à pied, entraînant le reste du mot en un mouvement chaloupé, presque titubant. Où va t-elle d’un si bon pas ? Sûre d’elle, avec des airs aussi insolites que variés, elle rejoint le corps et le cœur de l’homme ; elle l’attire, le happe, l’enroule, l’enchante et lui fait grâce d’un instant d’oubli, d’enthousiasme, de volupté et d’émerveillement, parfois jusqu’à l’extase.

Son éloignement provisoire laisse un tel sillage, qu’il la quête en une plus grande intensité de vie, d’amour, d’éternité, peut-être.

L’homme la crie et l’écrit dans la puissance et la faiblesse des mots qui l’habitent. Il devient son chantre et, à sa façon, se fait artiste, écrivain, poète. Convions ici le souvenir de Rimbaud, d’Apollinaire et, pourquoi pas, celui de Neruda qui, dans un extrait de « Confieso que he vivido, Memorias » - « J’avoue que j’ai vécu, Mémoires » - nous livre sa relation aux mots enivrants :

« Je les attrape au vol, quand ils bourdonnent, et je les retiens, je les nettoie, je les décortique, je me prépare devant l’assiette, je les sens cristallins, vibrants, éburnéens,végétaux, huileux, comme des fruits, comme des algues, comme des agates, comme des olives … Et alors je les retourne, je les agite, je les bois, je les avale, je les triture, je les mets sur leur trente et un, je les libère … »

Et vous, à quelle source capiteuse s’abreuve votre griserie ?

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