Le Traversier, Revue Littéraire
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« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

Voltaire

LE TRAVERSIER

Le Traversier : Ferry à forme symétrique destiné à relier les rives d’un fleuve ou d’un bras de mer.

Et pourquoi pas, s’agissant du titre d’une revue littéraire, Le traversier destiné à transporter des textes des ténèbres à la clarté, de l’obscurité au visible, de l’anonymat à la notoriété.

Revue de création littéraire à parution trimestrielle qui se donne pour objectif de promouvoir des textes courts, Le Traversier souhaite la bienvenue à toutes les plumes bien trempées !

Les points forts du N°31

Editorial de Anne Lurois

Comment ne pas évoquer Baudelaire avec un thème comme Spleen ? Cela relève de l’impossible ! Malgré la noirceur de ses vers « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle » ou encore « Je suis comme le roi d’un pays pluvieux », reconnaissons que cela a plus de charme que l’expression « se mettre la rate au court-bouillon », spleen étant en anglais la rate qui déverse ses humeurs et entraîne chez les sujets sensibles « un état affectif […]de mélancolie sans cause apparente et pouvant aller de l’ennui, la tristesse vague au dégoût de l’existence », nous dit le Trésor de la Langue Française.
Avec un tel programme, l’hiver pourrait bien s’inviter prématurément et nous glacer le sang ! Mais le plaisir des mots, aussi sombres soient-ils, n’est-il pas le meilleur remède à la mélancolie ?
Laissons-nous prendre en douceur par le spleen, et gardons en mémoire ces derniers vers, de Baudelaire encore, avec un peu d’imagination ne pourraient-ils faire sourire ?
« Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée,
Accompagne en fausset la pendule enrhumée, ».
C’est la rentrée, certes, mais le soleil est encore là pour éclairer nos lectures, profitons donc de ses dernières morsures, et attrapons le dernier Traversier, une chose est sûre, si la mélancolie nous gagne, l’ennui ne sera pas de la partie !

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