Le Traversier, Revue Littéraire
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« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ; elles le submergent quelquefois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

Voltaire

LE TRAVERSIER

Le Traversier : Ferry à forme symétrique destiné à relier les rives d’un fleuve ou d’un bras de mer.

Et pourquoi pas, s’agissant du titre d’une revue littéraire, Le traversier destiné à transporter des textes des ténèbres à la clarté, de l’obscurité au visible, de l’anonymat à la notoriété.

Revue de création littéraire à parution trimestrielle qui se donne pour objectif de promouvoir des textes courts, Le Traversier souhaite la bienvenue à toutes les plumes bien trempées !

Les points forts du N°21

Mon petit coin de paradis, thème du N°21, a inspiré beaucoup de nos auteurs. Arlette Millard propose : Les trois terrasses du paradis
Dans ce numéro, le texte du premier prix du concours "A haute voix 2016" : Le dit d’Emma de Catherine Pin.
Avec Géraldine Collet, Serge Dutfoy publie A comme Apprendre

Editorial du N°21 par Monique Babin

« Ah ! Que la Vie est quotidienne… » écrivait Jules Laforgue dans sa « Complainte sur certains ennuis ». Pour s’évader de ce quotidien, se relaxer, vivre une passion, chacun sa recette !
Au siècle passé, la mode chez les poètes maudits incitait à la recherche de paradis artificiels, dans l’opium, l’absinthe… De nos jours, on s’évade avec toutes sortes de drogues accessibles sur un marché parallèle, LSD, héroïne, cannabis, ou encore par une addiction aux paris, aux jeux en réseau. De ces fuites artificielles l’on sort en général groggy, plus mal en point, encore plus dépendant...
A l’inverse, voler des instants de rêve à la banalité du quotidien en fuguant dans son petit coin de paradis est une formule très pratiquée.
Chacun ses goûts, chacun son désir… Ce coin de paradis peut se matérialiser par le confortable matelas d’un établissement thermal, sous la douceur tiède d’un cataplasme de boues actives, voire par le sable chaud d’un bord de mer, où on s’abandonne, yeux fermés…
Le coin de paradis est-ce l’étroit espace d’un trimaran en course qui affronte au cap Horn les cinquantièmes hurlants, où le cœur et la vie du pilote battent au seul rythme de son coursier ?
Est-ce l’attrait d’un concert dans l’harmonie d’une symphonie classique ? L’ivresse dans le plein volume d’écouteurs d’une musique rock ou jazzy, totalement déconnectée de la réalité alentour, est-ce le charme de répétitions hebdomadaires d’une chorale ? Pour les sportifs l’endurance d’une longue randonnée à bicyclette, le défi d’une descente tout schuss à ski ?
Chacun sa méthode, chacun son secret. Jaloux de défendre son petit coin paradis, il plante à la porte, comme au jardin d’Eden, une garde sévère pour s’en réserver l’exclusivité, en interdire l’accès à tout étranger….

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